ROSNY 2

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Rosny-sous-Bois
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    MAÎTRISE D’OUVRAGE
    Unibail-Rodamco
    PROGRAMME
    Centre commercial
    SURFACE
    35 000 m² d’extension
    CALENDRIER
    2008
    MISSION
    Esquisse

DGLA travaille à la rénovation de Rosny 2 depuis 2005… De nombreux projets ont été imaginés depuis cette date, et malheureusement, aucun n’a vu le jour. Les images que nous présentons sont donc celles de plusieurs projets abandonnés, et ne sont donc pas nécessairement toutes cohérentes entre elles.

Elles ont le mérite néanmoins d’indiquer des pistes de recherche pour la rénovation d’un des plus grands centres commerciaux de France, qui naturellement vont chercher des références du côté de l’art contemporain, du land art, et d’approches architecturales novatrices. Un travail tout particulier y a été développé sur les effets de masques, d’illusion de matières et d’échelle, inscrivant Rosny 2 à la fois dans une réflexion sur les procédés de mise en scène architecturale et sur l’architecture mobile ou « sensible » aux météores.

Une première version du projet imaginait une extension souterraine du centre commercial, dont les émergences visibles étaient deux énormes serres multicolores. Au-devant de ces signaux puissants, un parking semi-enterré, traversé par trois larges failles permettant d’accéder facilement à pied aux entrées, à partir de l’Avenue du Général de Gaulle.

Est venue une phase de recherches architecturales, qui a permis de développer trois projets très différents les uns des autres, mais tous les trois extrêmement radicaux. Le premier s’appuie sur la mythologie et figure une Corne d’Abondance. C’est un projet formellement complexe, où l’enveloppe se sépare du bâti pour créer une volumétrie réticulaire.

Une autre approche trouve son inspiration dans les œuvres de l’artiste américain Ned Kahn. Il a développé des murs gigantesques formés de petits carrés de tissu métallique, disposés de manière à pouvoir bouger sur des structures légères. Au moindre vent, le mur se met en mouvement, et des vagues de lumière le parcourent comme des frissons. C’est cette idée de mur sensible que nous avons scénarisée, encadrant les entrées du centre de Rosny 2 d’immenses panneaux mobiles.

Enfin, cette série de projets s’achève avec une proposition qui adopte le principe des murs éoliens, en l’associant à une deuxième métaphore, celle du bijou de quartz posé dans un écrin rouge sang.

La réflexion nous a emmené ensuite vers un travail sur les parois perforées, donc sur le contrôle de la lumière au passage d’un diaphragme entre le dehors et le dedans. La gestion des pleins et des vides, des transparences et des masques est le sujet de ce projet. C’est aussi à partir de ce moment que le projet de Rosny a pris son caractère blanc monochrome, qui ne le départira pas dans la suite de notre travail de recherche.

Monter plus haut… Être vu… C’est avec cet objectif que nous avons développé la phase suivante. Elle est dans le fil du projet précédent, et on y repère bien la composition ternaire des entrées, mais une tour de nature « constructiviste » trône sur le bâtiment.

Qu’est-ce que le vrai et le faux en architecture? En soi, cette question mérite un ouvrage de philosophie solidement documenté en histoire de l’Art ! Autour du thème de la maquette blanche, notre nouvelle vision du projet de Rosny met en scène une ville improbable, avec ses surdensités et son rythme volumétrique, mais interroge le spectateur sur l’échelle, et même la réalité de ce qu’il voit…

Comment unifier une immense construction aux caractères disparates ? C’est en voulant répondre à cette question que nous avons avancé la proposition de la ceinturer d’un grand ruban librement perforé, masque à travers lequel l’histoire du bâtiment continue à se lire, comme une couche archéologique ancienne aujourd’hui recouverte par des habits neufs…

Rosny 2 a été et continue donc à être une incroyable source d’architecture : aujourd’hui nous avons l’ambition que ce que nous y ferons sera à la hauteur de ce que nous y avons rêvé…