ODYSSEUM

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Montpellier
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    MAÎTRISE D’OUVRAGE
    Icade & Klépierre
    PROGRAMME
    Centre commercial
    SURFACE
    50 000 m²
    CALENDRIER
    2009
    MISSION
    Complète
    MONTANT DES TRAVAUX
    85 M€ HT

Odysseum, avant d’être un centre commercial original, est un nouveau quartier de la ville de Montpellier. Celle-ci s’est développée vers l’Est sur une période de vingt-cinq ans, dans un continuum urbain qui embrasse successivement les opérations de Polygone et d’Antigone, de Port Marianne puis d’Odysseum. Ce projet de ville génère de nouvelles manières de fabriquer le tissu urbain : Le rôle du projet de paysage de Michel Desvigne et Christine Dalnoky, pensé à l’échelle du territoire, est ici majeur, et profondément structurant. C’est cette fabrique du paysage qui détermine le caractère de l’arrivée en ville, qui régit le rapport entre masses construites et voies de circulation, faisant d’Odysseum un quartier où les séquences piétonnes et automobiles alternent avec un certain équilibre et un agrément d’usage innovant, formant ainsi une sorte de démonstration de ce que peut être un urbanisme de ville ouverte.

Odysseum –le centre commercial- est aussi un projet exceptionnellement novateur à au moins trois égards. Il est le seul ensemble commercial français qui intègre au cœur de son dispositif une station de tramway, qui couple activités commerciales et activités de loisirs d’une manière vraiment équilibrée, et enfin les mails qui le desservent sont à ciel ouvert, si bien qu’ils fonctionnent comme des rues extérieures. Il associe donc mixité programmatique, démarche environnementale et interconnexion. On y trouve un multiplex, de nombreux restaurants, une patinoire, un aquarium, un bowling, un centre de karting, et un planétarium.

L’architecture du projet est largement métaphorique : le niveau bas est associé à la mythologie, et l’on y retrouve de nombreuses allusions à l’épopée d’Ulysse : la place de Circé, la forêt enchantée, la place d’Ithaque… Le niveau haut, pour sa part, s’inspire d’une esthétique aéronautique et spatiale onirique, qui trouve ses modèles dans les films de science-fiction, dont bien entendu les oeuvres de Stanley Kubrick et George Lucas. Cette parenté repose à la fois sur des identités formelles et des choix de matériaux « technologiques ». L’acier, les habillages d’aluminium capoté, les ailes métalliques qui couvrent largement les mails, l’éclairage nocturne bleuté donnent à ce bâtiment des allures d’immense vaisseau spatial en stationnement…